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4 saisons, le magazine du jardinage bio

Noël enfermée pour cause de covid mais cadeaux quand même ! Me voilà abonnée pour un an au magazine 4 saisons publié par Terre vivante.

Ça regorge de conseils et de bonnes idées qui donnent envie de tout tenter, tout essayer. J’aime bien les fiches par légumes que je reporte dans mes propres fiches. Tout est intéressant, il faudrait plus de temps et de place surtout.

Excellente initiative à souligner : le magazine 4 saisons est envoyé sans emballage !

Pour autant, est-ce que mon année 2022 sera moins catastrophique que 2021 ? Ça devrait être possible tant tout a été à peu près minable 👎 Tiens, je vais peut-être faire un billet bilan, histoire de me flageller un peu plus…

J’espère que vous n’avez pas reçu trop de cadeaux inutiles et que cette période de fêtes vous permet de retendre des liens familiaux et amicaux parfois distendus.

Bonnes fêtes à tous.

J’ai attrapé la pandémie mondiale

Mercredi matin, je mouche, je mouche et mouche encore. Je fais un autotest, parce que voilà, les non vaccinés ne sont pas de dangereux terroristes qui veulent la mort de l’humanité. Autotest positif : merde ! Je préviens tout le monde et l’après-midi, test PCR qui confirme l’autotest.

En salle des profs, j’ai neuf collègues, tous vaccinés (imaginez l’ambiance pour moi). L’une a chopé le covid grâce à une amie vaccinée, qu’elle a transmis à son mari (vacciné), son fils (vacciné), une collègue (vaccinée) qui l’a elle-même transmis à son mari (vacciné). LES VACCINÉS SE CONTAMINENT TRÈS BIEN TOUT SEULS.

Attention les yeux, voici mon bilan de non vaccinée : JE N’AI TRANSMIS LE COVID A PERSONNE ! Ni en salle des profs, ni même à mon conjoint (vacciné). J’ai mouché, toussé et dormi sans encombrer de mon indésirable présence les urgences d’où que ce soit.

Je ne prétends pas faire de mon cas une généralité, mais franchement, je suis en bonne santé alors pourquoi aurais-je dû me faire vacciner comme on me le serine depuis des mois ? Pourquoi me faire injecter un produit expérimental aux conséquences inconnues et qui se révèle souvent inefficace ? Pour ne pas attraper un rhume ?

Parmi mes collègues, il en est une qui tous les jours apporte ses couverts propres enfermés dans un sac zippé en plastique Ikéa. Elle les en sort pour le déjeuner et jette le sac à la poubelle. Tous les jours. De même, elle apporte pour son dessert un cookie qu’elle enferme dans un sac Ikéa plus petit. Elle le mange puis jette le sac à la poubelle. Tous les jours. Pareil pour sa boîte repas, qu’elle jette alors qu’elle est parfaitement propre. Je lui ai demandé de me garder au moins ses sacs à couverts. Elle refuse et les jette alors je les récupère dans la poubelle. Je les lave avant de m’en servir parce que moi aussi, je deviens flippée. Cette collègue porte aussi des gants en plastique toute la journée. Ses livres et cahiers sont entourés de plastique. Elle a pourtant l’air tout à fait normal… c’est moi qu’elle prend pour une dingue… Je sens que je le deviens d’ailleurs à force d’être entourée de gens comme ça.

Je n’écoute pas la radio, je n’ai pas la télé mais je lis sur Internet et j’entends les gens si sûrs d’eux, tellement pleins à ras bord du blabla médiatique. Je n’en peux plus de ces gens qui croient savoir, qui généralisent, qui repoussent tout ce qui n’entrent pas dans leurs croyances, leur religion du vaccin. Je n’en peux plus de l’intolérance, des esprits bornés et de la surveillance qui se met en place sans que personne y trouve à redire. Râleur le Français ? Révolutionnaire ? Non, pas si on lui confisque son apéro…

Quand le monde va-t-il ouvrir les yeux sur ces mensonges ? Quand réagiront-ils ? Tout ça pour aller au cinéma ou boire un coup en terrasse… j’ai envie de pleurer sur le monde… et chaque jour qui passe, je me sens plus seule, stigmatisée…

Le pire à présent, c’est que je vais avoir un pass sanitaire… et qu’il va falloir que j’explique pourquoi je ne m’en servirai pas… je crois que ça va être encore pire avec la famille (aucun membre de ma famille ou belle-famille qui ne soit pas vacciné) et les amis car non, je n’irai pas au restaurant, au troquet, au ciné s’il faut pour cela montrer une autorisation gouvernementale.

Stratification des graines d’arbres fruitiers

J’ai acheté/récupéré quelques arbres fruitiers déjà plantés sur notre terrain breton. Depuis quelques mois, j’ai aussi acheté diverses graines d’arbres plutôt peu fréquents, essentiellement sur Ebay ou Le Bon Coin. Elles ont besoin d’être stratifiées pour germer au printemps.

Voici les variétés :

  • 3 noyaux d’Abricotier de Mandchourie, ou abricotier de l’Himalaya. Très résistant au froid (jusque -40°), il donne de nombreux fruits très sucrés. Il se reproduit fidèlement par semis, à l’inverse des autres variétés qui ont besoin d’être greffées.
  • 8 pépins de Pommier du Kazakhstan. C’est un pommier sauvage, l’ancêtre de nos pommiers domestiques, désormais préservé (pour en savoir plus).
  • 9 graines de Ragouminier. C’est un arbuste de 2 mètres au maximum qui donne des sortes de cerises.
  • 3 graines de Goumi du Japon. C’est un arbuste très rustique qui donne de petites baies rouges sucrées et acidulées.
  • 12 graines d’Argousier, ou saule épineux. C’est un arbuste qui pousse en tout sol et dont les plants femelles donnent des baies rouge orangé (j’espère que j’aurai des plants mâles et femelles…). La baie d’argousier, appelée aussi argouse, olive de Sibérie ou ananas de Sibérie est une grande source d’oméga 7 et de vitamines : A, B, E, P, mais surtout de vitamine C, qui est cinq fois plus présente que dans le kiwi, et 30 fois plus que dans l’orange.
  • Environ 30 graines de Kiwaïs de Sibérie. C’est un cousin du kiwi. Le fruit de petite taille (2,5 cm) et sans poil pousse en grappes sur la plante grimpante qui est bien résistante au froid (-25°C). La plante est elle aussi dioïque (je croise à nouveau les doigts).
  • Plusieurs dizaines de graines de Raisinier de Chine. Il donne en été, des petites fleurs mellifères blanc à jaune verdâtre. Fin août, les pédoncules enflent, deviennent rouges et sucrés et finissent par tomber au sol vers septembre ou octobre : ils sont comestibles, ce qui n’est pas le cas des petits fruits noirs et sphériques qui se seront développés en parallèle. Ces pédoncules ramassés au sol se consomment crus ou cuits en compote ou confiture, ou même secs, et leur saveur rappelle celle du melon, de la poire ou du raisin sec mêlé à la figue.
  • 8 graines de Poivrier du Sichuan. Il produit une baie rouge qui rappelle le poivre.

Ces graines doivent être stratifiées : elles ont besoin d’avoir froid pour pouvoir germer au printemps. Pour en savoir plus sur cette opération, voici une vidéo très complète du Jardin de Merveilles.

Pour ça, j’ai tamisé de la terre du jardin que j’ai mélangé avec du sable (environ 2/3 terre pour 1/3 sable). Pour les kiwaïs et les argousiers qui ont de petites graines, j’ai mélangé terreau à semis et sable. J’en ai rempli plusieurs caissettes, certaines récupérées chez le poissonnier et percées. J’ai peu de graines donc j’ai pu mettre parfois deux variétés par caisse. Les 3 noyaux d’abricots de Mandchourie sont dans des pots individuels. J’ai scrupuleusement étiqueté chaque contenant. Puis j’ai placé ces contenants sur ma terrasse pour qu’ils prennent le froid, la neige, la pluie. J’ai placé un grillage par-dessus pour éviter que Le Gros Chat prenne ça pour une litière…

Voilà. Il faut attendre plusieurs mois pour la germination, et plusieurs années ensuite pour la fructification…

Ma future petite maison bretonne

Voilà, après plus d’un an et demi de recherches et de déceptions (détaillées ici), il semblerait que j’aie enfin trouvé. Il s’agit d’une petite maison, à la hauteur de mon budget : une salle à manger / salon de 21 m² + une cuisine de 4 m² + une salle d’eau de 3 m² + une pièce sous combles non comptabilisée en surface habitable. 631 m² de terrain. Elle se situe à Ploumilliau dans les Côtes d’Armor à environ 25 minutes de la maison que Jacques et moi rénovons et que peut-être nous habiterons dans 3 ou 4 ans. C’est à 5 minutes de Lannion en voiture et à 4,6 kilomètres de la charmante plage de Saint-Michel-en-Grève (vous savez, les fameuses algues vertes…).

Prix de la maison : 80 000 €
Frais de négociation : 5 500 €
Frais de notaire : 7 450 €

C’est petit, c’est cher, mais c’est pour moi inespéré, vu mon budget. Cette maison était en vente depuis un certain temps en raison d’un défaut rédhibitoire que je vous montre ci-dessous.

Voici la maison en l’état pour l’instant :

A droite : construction de 1850, à gauche : extension de 1913

L’agent immobilier est très doué pour les photos, la pièce semble bien plus profonde qu’elle ne l’est : 4 x 5,30 mètres

Largeur de la cuisine : 1,55 mètre – Longueur (celle du plan de travail) : 2 mètres

Cette charmante maisonnette ne trouvait pas preneur en raison de la « chambre », cette pièce qui se trouve sous les combles. La surface est de 21 m² mais la faitière se trouve à 1,80 mètre d’un toit très mansardé. On ne peut pas s’y déplacer debout.

Pièce sous les combles

Elle a d’autres atouts :

  • elle se trouve à l’écart du bourg sans être isolée ;
  • le bourg compte plusieurs commerces et un marché hebdomadaire ;
  • il y a 600 m² de terrain pour y planter arbres et légumes ;
  • il y a un conduit pour le poêle (mais pas d’affreuse cheminée !) ;
  • elle est immédiatement habitable, sans travaux ;
  • l’assainissement individuel est récent ;
  • double vitrage en alu ;
  • elle ne se trouve pas trop loin de notre future maison ;
  • elle ne se trouve pas trop loin de la plage, ce qui est un plus pour la louer en été ;
  • il n’y a pas de compteur Linky !

Ça n’est pas la maison idéale mais il faut faire des concessions quand on est fauché. Je compte y faire des aménagements pour la rendre plus conforme à mes attentes, notamment en matière d’énergie (elle est actuellement chauffée à l’électricité…).

Quand ces quelques travaux seront finis, je vivrai pour moitié dedans et pour moitié à Blois, en attendant que nous vivions définitivement mon chéri et moi en Bretagne dans sa maison d’enfance.

J’ai plein de projets pour cette maison : je suis contente !

Fausse viande, faux poisson ? Non merci !

Je suis végétarienne : je ne mange ni viande ni poisson, que des végétaux et des laitages. Mais j’aime la viande et j’aime le poisson : le poulet grillé, les chipolatas, le foie gras, tout ça j’adore, mais je n’en mange plus depuis cinq ans.

La première raison est que je ne veux pas participer à ce carnage. Je ne veux pas qu’un agneau meurt pour que pendant quelques minutes j’aie le plaisir de le manger. Il est faux qu’il soit nécessaire de manger de la viande pour être en bonne santé : je le suis, de surcroît en étant sportive. Je n’écrirai rien sur la souffrance animale car vous savez de quoi il s’agit même si vous préférez NE PAS Y PENSER. C’est pourquoi on cache les bâtiments d’élevage, les abattoirs. C’est pourquoi on colle des dessins de cochons souriants sur les barquettes de côtes de porc : vous faire oublier la souffrance, effacer le rapport entre viande et animal. Vous trouverez ici quelques tristes chiffres, au cas où…

La deuxième raison est que l’élevage est une catastrophe environnementale. Quelques faits : l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre et de 65 % de la déforestation en Amazonie. Les différents rapports du GIEC sont clairs : une diminution importante de la consommation de viande est un levier efficace dans la lutte contre le dérèglement climatique. Pourquoi déforester pour faire pousser du soja qu’on donnera aux animaux qu’on mangera ensuite ? Pourquoi pas plutôt faire pousser de quoi nous nourrir ?

La troisième raison est que je ne veux plus manger, ou le moins possible, de nourriture industrielle. Si ces aliments sont bons au goût, ils ne le sont pas en valeur nutritionnelle. Ils sont fabriqués pour être vendus et donc doivent séduire nos palais. Je ne veux plus de ces merdes pleines d’antibiotiques, de conservateurs, de colorants, de sucre.

Je ne veux plus de ces produits suremballés qu’on trouve aux supermarchés. Je fais mes courses au marché, dans un magasin de producteurs locaux et parfois malheureusement à la Biocoop, pour le vrac. « Malheureusement » car c’est cher et car en dehors du vrac, la Bioccop est très loin d’être sobre en emballage, très très loin (pains au chocolat individuels emballés dans du film étirable, boîtes en plastique proposées pour emporter les épices en vrac, pastilles à l’unité pour lave vaisselle emballées dans du plastique jetable…).

D’ailleurs, le bio aujourd’hui n’a souvent pas grand-chose à voir avec l’écologique…

Donc quand je lis sur le blog de Coeur utopiste un sondage proposé par deux étudiants en commerce pour savoir si je souhaite manger du faux poisson, je dis non.

Si j’ai bien compris, l’argument est de proposer aux consommateurs (on notera le mot qui vise le porte monnaie) sensibles aux problèmes environnementaux une alternative à la surpêche. Et là, je m’étonne… Pour régler les problèmes de surpêche, il suffit simplement de ne plus manger de poisson : la solution est extrêmement simple.

Pour produire du poisson sans poisson ou de la viande sans viande, à base de végétaux, il va falloir faire venir les légumes de je ne sais où, les transformer, les éplucher, les hacher, les cuire, les compresser et je ne sais quoi. Il faudra ensuite faire en sorte qu’on puisse les conserver et les emballer pour les commercialiser. Que de ressources, que d’énergie dépensées ! Tout ça pour quelques minutes de plaisir gustatif. Où est le souci de l’environnement ? Pourquoi produire encore plus de produits ultra transformés dont on ne connait pas la provenance ni le véritable contenu ?

Quand je lis : « Les start-ups et les grandes sociétés agroalimentaires n’ont pas lésiné sur les moyens pour créer la meilleure alternative végétale, tant en goût qu’en termes de composition protéique, de nos chers fruits de mer  » (source), eh bien ça ne me donne pas envie du tout d’en manger. Pas de convictions à la base mais un nouveau moyen de faire du profit, encore et toujours. Quant au respect de l’environnement , c’est un souci bien moindre.

Et que dire de la fausse viande fabriquée en laboratoire à partir de cellules animales ? « La viande in vitro sera peut-être pire pour la planète que la vraie. La culture de cellules musculaires nécessite des hormones, des facteurs de croissance, du sérum de veau fœtal, des antibiotiques et des fongicides qui vont se retrouver dans les eaux usées des usines » (source).

L’industrie agroalimentaire tente de s’emparer du marché de la viande végétale à grand renfort d’additifs, de conservateurs, de colorants et moi, je ne veux pas de cette viande-là non plus. Se targuer de militantisme animal ou écologique quand on fabrique de cette nourriture-là, ce n’est que du green washing, rien de plus. La preuve ? La publicité et le packaging essaient ne nous faire croire que ces produits sont liés à la nature, viennent de la terre et sont donc authentiques.

Rien de tout ça n’est nécessaire pour réjouir nos papilles.

J’ai longtemps été carnivore et donc je sais que les végétariens mangent plus varié que les non végétariens. Je n’ai jamais mangé de tofu ni de viande Beyond Meat. En ce moment, voilà ce qui passe par mon assiette : épinards, choux fleurs, choux kale, topinambours, carottes, pommes de terre, patates douces, potirons, potimarrons, butternuts, panais, champignons, roquette, fenouil, navets, poireaux, brocolis… Et bien sûr toujours du quinoa (local), des lentilles, des pois chiches, des haricots secs. C’est aussi la saison des endives, des betteraves et des salsifis : beurk…

Alors oui, je passe plus de temps que les autres à faire les courses et à faire à manger. Mais je n’ai ni télé, ni abonnement Netflix, ni compte Facebook : à chacun ses choix.

Construire un tunnel au potager

Je n’en peux plus des limaces ! Au printemps, elles ont bouffé tous mes plans de concombres, poivrons, aubergines, et cucurbitacées : je n’ai rien eu de tout ça, rien du tout. A présent, elles dévorent les choux-fleurs, choux chinois, choux kales, brocolis, salades.

J’ai essayé le piège à bière et les granulés : échec. La cendre fonctionne uniquement quand il ne pleut pas. Mon chéri m’a offert une barrière anti-limaces en cuivre : j’en ai vu une ce soir en train de l’escalader. Et pourquoi le chéri m’a-t-il offert ce répulsif à limaces ? Parce que tous les soirs, oui tous les soirs, je pars à la chasse aux limaces. Je les ramasse à la main pour les plonger dans un bocal d’eau dans lequel elles se noient. J’en ai ramassé 83 ce soir, en 45 minutes environ, ce qui est mon quotidien. Bien sûr, quand je pars 10 jours en Bretagne, personne ne le fait pour moi alors je rentre et les choux ont été dévorés…

J’ai donc décidé d’installer un tunnel : là-dessous, je pourrai repiquer mes salades et les entourer d’une barrière de cendres qui ne sera pas réduite à néant par la pluie.

J’ai récupéré beaucoup de choses dans le fouillis qu’est notre garage mais j’ai dû acheter une bâche plastique : c’est un film de forçage pour potager de chez Géolia, 2 mètres sur 5, 7,50 € chez Leroy Merlin. Ce qu’il faut d’autre : des fers à béton pour ancrer les arceaux, du tuyau de plastique dur mais assez souple pour plier, une pince monseigneur pour couper tout ça, un maillet pour enfoncer les piquets dans la terre.

Matériel pour fabriquer le tunnel

Ma planche de culture mesure 5 mètres de long. Je place sept arceaux : il m’en faut un nombre impair pour pouvoir passer la bâche dessus et dessous alternativement afin qu’elle ne s’envole pas.

Arceaux enfoncés dans des piquets en fer d’environ 60 cm

Voilà ensuite je fais passer la bâche par-dessus le premier arceau, puis par-dessous le deuxième, par-dessus le troisième etc… jusque par-dessus le dernier.

Il faut aussi tendre une ficelle entre tous les arceaux. Ça évitera à la bâche de ployer sous le poids de la pluie ou de la neige. Il faut, comme la bâche, la faire passer sur et sous les arceaux (c’est-à-dire pas comme sur la photo, j’ai dû recommencer…).

Et voilà le travail !

Peut-être pas le plus beau des tunnels mais c’est moi qui l’ai fait !

Il y a eu beaucoup de vent hier et il ne s’est pas envolé, première victoire. Mes 11 plants Merveilles des Quatre Saisons semés le 28 août et repiquées en pots individuels le 3 octobre ont passé leur première nuit dessous, bien protégés derrière leur barrière de cendre : pas trace de limaces !

J’en ai profité pour semer un rang d’épinard Monstrueux de Viroflay et pour repiquer mes oignons Pâle de Niort semés le 24 août. Je ne pense pas que les limaces aiment les oignons…

Débuter un verger avec peu de moyens

Planter un verger est une véritable aventure. Voilà des mois que je me documente pour savoir quoi, quand, où planter les arbres fruitiers qui le composeront. Je hante les sites de pépinières, et les pépinières elles-mêmes en poussant des soupirs de désespoir : tout ça est bien trop cher. Un scion d’un an est certes plus abordable qu’un arbre de 3 ou 4 quatre ans, mais enfin, j’en ai quand même 52… D’ailleurs, vu le nombre d’arbres envisagés, 1 scion + 1 scion + 1 scion…etc = je suis ruinée.

Le moindre plant de framboisier coûte au moins 7 €. Quand on pense qu’il suffit de mettre en terre les rejetons déterrés près d’un pied pour qu’ils reprennent illico, c’est du vol.

Il faut donc faire autrement.

Mon fournisseur principal est Le Bon Coin. C’est par ce biais que j’ai acheté une soixantaine de fraisiers (30 de variété inconnue, 20 Mount Everest et 20 Mara des Bois) envoyés par la poste et repiqué avec 90% de réussite.

J’y fais très régulièrement des recherches pour voir si autour de chez moi quelqu’un ne donnerait pas ou ne vendrait pas à bas prix un arbre. C’est ainsi qu’un monsieur m’a donné un cerisier qu’il venait de déterrer à Saint-Gervais. Il a voyagé puisque je l’ai replanté en Bretagne le 15 octobre dernier. Nous verrons comment il passe l’hiver.

J’ai aussi ainsi acheté :

  • un pêcher de vigne à 5 € à Saint-Gervais qui a très bien repris ;
  • pour 32 € des boutures avancées de cassissiers et de framboisiers Tayberry (des muroises) à un monsieur de Saint-Brieuc ;
  • pour seulement 10 € de nombreux pieds de framboisiers chez un charmant couple de jardiniers de Binic. Ils m’ont aussi donné trois pieds de casseille, un pied de murier sans épines, des plants de goji : mille mercis à ces généreuses personnes !
  • pour 40 € de boutures très jeunes de groseilliers et de cassissiers à un monsieur de Saint-Michel-en-Grève. J’espère qu’ils reprendront tous bien ;
  • un cerisier pour 10 € à Rospez (celui-ci n’a pas quitté sa Bretagne), qui est en fait 2 cerisiers car une branche a poussé dans la terre de la jardinière où il était planté et a donné naissance à un autre cerisier. Nous les avons séparés et plantés le 21 octobre dernier. La vendeuse était étonnée d’avoir reçu tant d’appels pour un simple arbre. Mais un cerisier (deux en fait) de près de deux mètres à dix euros en cette saison, c’est un vrai bon plan.

Elle se débarrassait de ses cerisiers en jardinière car ses enfants n’aiment pas les cerises (comment est-ce possible ?). A la place, elle a planté dans son jardin un pommier. Elle m’a demandé conseil sur son achat et j’ai ainsi appris qu’elle l’avait acheté chez Noz. Je ne suis jamais entrée dans un magasin de ce genre et je ne pensais pas qu’on y vendait des arbres. Et en fait non, c’est exceptionnel, m’a t-elle dit : une opération promotionnelle la semaine précédente l’a poussée à acheter son petit arbre. Il n’y en avait déjà plus beaucoup, a-t-elle ajouté.

Me voilà donc partie au magasin Noz en sortant de chez elle (avec donc couchés dans ma voiture déjà deux cerisiers dans une jardinière lourde comme un âne mort). J’appréhendais mon entrée dans ce temple de la consommation inutile, ce monde de la pacotille à deux balles. J’avais tort de m’en faire puisque les quelques malheureux arbres restants agonisaient juste en face de l’entrée. Il y en avait une dizaine dans des pots et cinq ou six en racines nues, les pauvres. Visiblement, aucun employé du magasin Noz de Lannion ne s’est avisé qu’il avait affaire à des êtres vivants et que comme les autres, les arbres ont soif.

Fin de stock et état déplorable : les arbres n’étaient vraiment pas chers : 7 € le poirier en racines nues (j’ai pris un Doyenné du Comice et un Conférence, deux variétés qui se pollinisent bien) et 6.50 € le pommier d’un mètre 20 en pot (j’ai pris un Golden Delicious). Aussitôt rentrée, je les ai plongés dans l’eau : le pommier a fait des bulles pendant 10 minutes ! Je ne sais pas si ces pauvres arbres survivront à des semaines de mauvais traitements, j’ai fait ce que j’ai pu en les plantant.

En dehors du Bon Coin, j’ai aussi récupéré des pieds de framboisiers aux jardins familiaux de Blois. Je suis allée y faire un tour à la recherche de plants d’artichauts et je suis tombée sur une dame qui arrêtait sa parcelle de jardin et m’a permis de prendre gratuitement autant de pieds que je le souhaitais. C’est-à-dire au final au moins une vingtaine.

Jardins familiaux de Blois

J’ai tout de même acheté trois arbres en jardinerie : un pommier colonnaire Georges Delbard à prix réduit et deux pruniers (un Mirabelle de Nancy et un Reine Claude d’Oullins), à prix réduit eux aussi, mais tout de même assez chers pour moi. En revanche avec ces arbres, je sais de quelle variété il s’agit, ce qui n’est généralement pas le cas pour les arbres achetés sur Le Bon Coin.

Pour ce qui est des achats plein tarif, j’ai craqué pour deux cerisiers nains autofertiles de la variété Cherry Baby chez Planfor (excellent fournisseur même si le site ne paie pas de mine). Ils sont en pot pour l’instant et le resteront jusqu’à ce que j’ai trouvé l’emplacement idéal pour eux.

Et pour les petits fruits, j’ai acheté en pépinière 25 plants de canneberges car je n’en ai trouvé nulle part. J’ai choisi de les acheter sur le site Happy Berry, spécialisé dans les petits fruits. Les plants étaient superbes et surtout très peu chers (à tel point que j’ai d’abord cru que le site était une arnaque).

2,50 € le magnifique plant de canneberge

Chez le même fournisseur, j’ai acheté un kiwaï autofertile de la variété Vitikiwi que je n’ai pas eu le temps de planter, je l’ai juste rempoté dans un pot plus grand. C’est une liane que j’ai l’intention de faire grimper le long d’un arbre déjà grand (un robinier faux acacia).

Enfin, pour avoir des arbres à coûts très réduits, je sème et je bouture. J’ai semé au printemps des asiminiers qui se portent bien. Idem pour les citronniers. Après trois tentatives infructueuses, j’ai enfin réussi mes boutures de figuiers.

Et d’ici quelques semaines, je vais stratifier quelques graines afin qu’elles germent au printemps prochain : goumis, abricotiers de Manchourie, raisiniers de Chine, ragouminiers, pommiers du Kazakhstan, argousiers et kiwaïs de Sibérie sont au programme. J’ai acheté ces graines (pépins ou noyaux) sur Ebay.

Alors bien sûr, il va falloir attendre un peu plus longtemps avant d’en manger les fruits, mais ce sera alors un grand plaisir…

Pommier colonnaire au potager

En « vacances » en Bretagne, je ne chôme pas : je pioche, je pioche , je pioche pour défricher les parcelles, notamment celle qui sera le potager de plantes perpétuelles. J’arrache des kilomètres de racines de ronces, de fougères et d’orties : le labeur est pénible. Alors de temps en temps, je m’offre une sortie.

J’aime bien la Place des chineurs à Lannion, qui est une sorte de vide-grenier perpétuel. Il se trouve juste à côté du Magasin Vert, que j’avais repéré car c’est un point de vente de la pépinière Georges Delbard. Je n’ai même pas eu envie de résister : je suis entrée pour me diriger directement vers les fruitiers.

J’ai une liste de ce que je veux acheter, elle contient un pommier colonnaire Georges Delbard. Parce que c’est original et surprenant, parce qu’il est possible de l’implanter au milieu d’un potager sans qu’il fasse beaucoup d’ombre aux plantations.

Un pommier colonnaire (ou poirier, prunier, cerisier) est un pommier dont feuilles, fleurs et fruits se développent le long du tronc uniquement : ils ne font pas de branches. Ils donnent dans le genre grand maigre puisqu’ils mesurent entre 3 et 4 mètres. Vous trouverez des détails sur le blog de G. Delbard

Delbard a créé neuf variétés de pommiers colonnaires. Elles sont dédiées à Jean-Baptiste de la Quintinye, jardinier de Louis XIV. Il fut le précurseur à Versailles de la conduite des arbres fruitiers en espaliers, plantés le long des terrasses et des palissades afin d’être protégés du vent, mais bien exposés pour profiter du meilleur ensoleillement. Ainsi il réussit à produire des fruits plus tôt dans la saison et sur une période plus longue. En pensant à ce grand jardinier, Delbard a donné à chacune des variétés le nom d’un château (source).

Vue et perspectives du jardin Potager de Versailles

Il ne restait que deux pommiers colonnaires, tous deux en promotion à 45 € et en conteneur de 12 litres. Ils sont en racines nues à 37,90 € + frais de port sur le site Delbard mais c’est pour moi un problème car il est très difficile de programmer la livraison afin d’être sur place. Et puis j’avoue que je préfère planter un arbre en conteneur plutôt qu’en racines nues, je ne suis pas experte…

J’aurai préféré la variété Courson car c’est le nom de jeune fille de la maman de Jacques… J’ai choisis la variété Vaux-le-Vicomte, château de l’intendant déchu : elle a une production forte et régulière. Ses fruits sont assez gros et d’un beau coloris rouge lumineux avec des lenticelles jaunes assez marquées. La chair est ferme et de saveur équilibrée.  

Voilà, premier arbre acheté en pépinière pour le potager/verger breton (mais pas premier arbre planté : j’ai déjà récupéré chez des particuliers un pêcher et un cerisier). Il y en aura beaucoup d’autre…