Venimeuse rencontre

En ce moment dans mon jardin breton, j’extraie à la pioche des ardoises ensevelies depuis plus de quarante ans. Elles ont été recouvertes peu à peu par la végétation. Il y en a environ sur 20 mètres carrés sur 60 cm de profondeur. C’est à peu près titanesque…

Et dangereux puisque j’ai déniché, au sens propre, un nid de vipères, au sens propre également. La photo est un peu floue, mais il y en avait bien 5 ou 6 je pense, difficile de compter ces bêtes entrelacées.

On peut, parait-il, les confondre avec une espèce de couleuvre, la distinction se faisant grâce à leurs yeux : la vipère a les pupilles verticales. Sur la photo de bannière, on voit je pense qu’elle a en effet les yeux fendus…

Ces vipères cohabitaient très bien avec plusieurs orvets.

19 commentaires sur « Venimeuse rencontre »

  1. Coucou,
    Même si je trouve la tête bien arrondie pour une Vipère, il est éventuellement possible que ce soit la Vipère péliade. Cependant, je ne distingue pas la pupille nettement même en prenant ma loupe. Il peut s’agir d’un artefact
    Je penserai davantage à la couleuvre vipérine présente en Bretagne (Couleuvre qui souffre depuis longtemps de l’amalgame avec les vipères. Elle n’a de « vipérine » que sa vague ressemblance avec une vipère, par sa tête triangulaire et sa livrée proche de celle de l’aspic. C’est un serpent totalement inoffensif, qui ne mord même pas).
    Cependant, face à des serpents, et sans être en mesure de les identifier, mieux vaut rester prudent.
    Attention, les serpents, y compris les vipères, sont protégés.
    Belle découverte en tous cas.
    Bonne journée

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    1. Merci Pascale pour ces précisions. On a pensé d’instinct à une vipère, mais il est vrai qu’on a vu des photos de couleuvres très ressemblantes, donc je ne sais pas. On a fait bien attention, mais malheureusement, comme je pioche le tas d’ardoise pour enlever la terre qui les recouvre, j’ai blessé un orvet et une vipère avec ma pioche, avant de les avoir vus… on les a achevés pour qu’ils ne souffrent pas, puis j’ai été plus prudente mais comme je ne fais que commencer ce chantier, il est bien possible que j’embête d’autres bestioles….

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  2. Voilà coquine, tu les as dénichées alors qu’elles comptaient passer l’hiver bien à l’abri sous tes ardoises ! J’ai dans un coin de mon jardin mis un petit tas de bois et d’ardoises pour protéger les lézards . Je n’y ai vu aucun serpent . 🙂

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    1. Je ne suis malheureusement pas aussi bienveillante avec tous les animaux. Je n’en mange aucun mais si limaces, tiques, puces, moustiques et araignées noires croisent ma route, c’est fini pour eux… En fait, je n’aime pas les insectes et certains me répugnent carrément.

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    1. Oui je fais attention : j’ai manié les bestioles (des bébés) avec un bâton, bien doucement. Je vous ferai, si le cas se présente, le récit de ma première rencontre avec un sanglier (il y en a beaucoup) : je risque d’être beaucoup moins courageuse 😉

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  3. Va falloir installer des moustiquaires pour éviter les intrusions, je me souviens d’une fois où j’avais du sortir un belle couleuvre qui avait élue domicile dans la moustiquaire de la salle de bain d’une connaissance.
    A pluche.

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    1. Aïe, a doit être une bien désagréable sensation. Il y a trois jours il y avait une araignée bien grosse et bien noire dans mon torchon de cuisine que j’avais saisi à pleine main : rhaaaa, je déteste ! Et encore, elle n’est pas venimeuse….

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  4. L’ardoise conserve la chaleur. Rien que l’été, à faire la couverture d’un toit, on cuit ! ^.^’ Donc rien de surprenant que ces résidentes aient trouvé refuge dans cet endroit.

    Généralement, couleuvres et vipères ont autant peur de nous que nous d’elles.

    Je fais partie des rares crétins à les observer et leur parler, après la surprise première de les avoir croisées.

    Dans les landes bretonnes entre autres, en été, ça regorge de reptiles.

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    1. Je ne trouve pas crétin de parler aux animaux, pas du tout. On ne parle certes pas la même langue mais toute tentative de communication, de langage rapproche et fait tomber les peurs. C’est important l’empathie. Il faudrait que j’essaie avec les araignées, mais quand j’en vois une, je ne parviens qu’à la traiter de tous les noms… 🙂

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